Saumon à la mouche noyée
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Le bas de ligne
Plusieurs formules de bas de ligne pour pêcher en noyée, mais en général il n’est pas nécessaire d’avoir des formules aussi compliquées que pour la pêche de la truite. J’utilise personnellement un bas de ligne en trois parties identiques mais de diamètres différents et d’une longueur totale égale à 1,5 fois environ celle de la canne. La pointe de mon bas de ligne descend rarement en dessous des 30 /100 (sauf pour les rivières à population de petits saumons ou lors de l’utilisation de « petites » mouches). Ce bas de ligne est relié à une soie qui généralement est flottante (WF ou DT).
Les mouches : montage de base et le choix des mouches
La technique en noyée, la plus utilisée, est l’emploi d’une seule mouche fixée au bas de ligne. Les mouches employées sont faites le plus souvent à partir de plumes et/ou poils sur des hameçons de taille variant du 8 (ou 10, 12 ) jusqu’au 3/0 voir plus. La mouche travaillant ainsi entre 20 et 30 cm sous le niveau de l’eau (avec soie flottante). Aujourd’hui certains monteurs et pêcheurs utilisent des matériaux synthétiques plus modernes mais pour ma part je reste fidèle aux poils (blaireau, queue d’écureuil, renard, phoque …) et plumes (faisans, coq, perdrix, paon, autruche, pintade, jungle cock …).
Les mouches peuvent également être lestées en cas d’emploi de soie intermédiaire ou à pointe plongeante.
Le montage
Il s’effectue sur trois types d’hameçons, les simples, les doubles et les triples (les moins utilisés). Ils doivent surtout être d’excellente qualité, en fer forgé et pas trop fins de fer. Pour ma part j’utilise à 90 % des hameçons simples bien que certains pêcheurs mettent en évidence un meilleur équilibre, et donc une meilleure nage, des mouches faites sur hameçons doubles.
Une mouche à saumon noyée se compose d’une manière classique de 8 parties qui sont, en partant de la courbure de l’hameçon :
Le tag, la queue, le butt, le corps, les ailes, les joues, le hackle de gorge, la tête.
Le choix des mouches
Aucune règle. De vieux dictons disent : par temps clair, mouche claire et par temps sombre, mouche sombre. Rien n’est établi avec ce poisson et c’est tout cela qui fait le charme de sa pêche. De même la thèse qui préconise : par eau basse, petite mouche et par forte eau, grosse mouche, souffre d’innombrables exceptions. Il reste quand même une chose incontournable : le pêcheur doit pêcher en confiance avec la mouche qu’il aura choisie.
La pratique de la mouche noyée :
La pêche s’effectue en descendant le pool (lancer travers aval) par des lancers ¾ aval, avec ou sans mending selon la vitesse que l’on veut donner à la mouche. La mouche doit travailler bien en ligne et le plus naturellement possible. Une mouche qui traverse le pool comme une « folle » est une technique toutefois vivement déconseillée.
Généralement une réserve de soie d’environ 80 cm à 1m est gardée coincée entre la main qui tient la canne et le moulinet, elle sert « d’amortisseur » en cas de touche violente et évite, autant que faire se peut, le décrochage du poisson. Durant le parcours de la mouche, la canne peut être agitée par de petits mouvements verticaux pour donner plus d’animation à la mouche.
Lorsque la mouche a effectué son travers de rivière et avant de faire un nouveau lancer, la soie est tirée sur 3 à 4 mètres afin de faire parcourir à la mouche un trajet rectiligne parallèle à la berge qui peut être déclencheur d’une attaque.
Enfin, un ultime mais précieux conseil pour l’exercice de cette pêche : La discrétion doit être absolue avec ce poisson et l’attaque d’un pool doit se faire bien avant de rentrer dans l’eau, la prospection par la mouche des bordures du pool avant la veine d’eau proprement dite est quasiment obligatoire.
Et si par bonheur, vous avez l’honneur d’accrocher un saumon, évitez toute brusquerie pendant les premières minutes du combat. S'il a décidé de monter le courant, vous partez un peu plus gagnant, je dirais presque qu’il suffit de le laisser faire tout en maintenant un contact assez ferme canne haute. Sa lutte contre l’alliance « ligne + courant » sera bien difficile. Par contre s’il lui prend la mauvaise idée de descendre la rivière, le courant devient alors son allié et la partie est loin d’être en votre faveur. Tenir toujours la canne haute, légèrement penchée sur le côté pour exercer une pression de travers sur sa gueule en espérant que cela le fasse renoncer à sa descente, est à peu près tout ce qui vous reste de rationnel à faire.
Autres conseils en vrac
Le saumon reste un salmonidé, même migrateur il conserve ses instincts de méfiance et de malice. L’observation et la connaissance d’un pool (différentes profondeurs , implantation de grosses pierres …..) sont des atouts incontestables.
Se rappeler qu’arrivé en eau douce il ne se nourrit plus, donc la mouche doit représenter pour lui un attrait (ou menace) autre que de la simple nourriture.
Apprendre le spey cast.
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