Pourquoi j'utilise des polarisantes

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Pourquoi j'utilise des polarisantes


Il n'y a que de rares accessoires que je transporte en double dans mes affaires de pêche. Ce sont ceux dont j'aurais trop de mal à me passer en cas de perte ou de casse:

  • une casquette
  • du fil pour les pointes
  • un coupe-fil

et...

  • des lunettes polarisantes


D'abord, ces lunettes remplissent une fonction de sécurité. Un coup de vent ou un mauvais lancer... Brr, autant ne pas y penser. Et pour ne pas y penser, mieux vaut se protéger préventivement. Tant qu'à faire, puisqu'on parle de pêche et non de soudure, autant avoir des polas que de simples lunettes de protection.

(Cela dit, je dois avouer que je porte des lunettes de vue et question sécurité cela doit suffire. Mais toi, ami lecteur, peut-être n'es-tu pas myope comme une taupe et la question de la sécurité te concerne-t-elle. D'ailleurs, plusieurs instructeurs de pêche à la mouche recommandent le port de lunettes par sécurité : Michael Evans ou Paul Arden par exemple.)

Toujours dans le registre de la sécurité, les polas constituent une aide appréciable quand on évolue en wading au milieu de la rivière : on distingue ainsi de nombreux obstables susceptibles de provoquer un bain forcé...

La principale fonction des lunettes polarisantes est bien sûr de faciliter la pêche à vue puisqu'en supprimant une partie des reflets elles laiisent le pêcheur observer ce qui se passe sous la surface de l'eau... et si possible y voir des poissons, s'il y en a et si on sait les distinguer. Il est question ici de sèche à vue et surtout de nymphe à vue, bien sûr. C'est la seule pratique aussi forte que la pêche des gobages. Certains considèrent même que les sensations sont plus fortes.

Pour moi, la pêche ne se classe pas en pêche de surface / sous la surface, mais en pêche à vue / en aveugle : streamers, noyées et nymphes lourdes ne me tentent pas vraiment. Quant à la "pêche de l'eau" en sèche, c'est un pis-aller. Au moins y a-t-il le plaisir de lancer, de suivre la dérive et de confirmer (si possible) sa connaissance des postes.

Même en sèche, le port de lunettes polarisantes aide à suivre la mouche qui dérive sur l'eau, surtout si vous pêchez des courants, synomymes de nombreux reflets. Le seul inconvénient, selon certains, serait d'entraîner des ferrages prématurés, le pêcheur ayant tendance à ferrer lorsqu'il voit le poisson monter. A mon avis, cet inconvénient ne tient pas le coup face aux nombreux avantages des polas - et il ne résiste pas bien longtemps à un peu de pratique.

Assez souvent, lorsque le coup est impêchable ou que je suis juste en promenade, je prends plaisir à simplement observer le poisson et son comportement. Je me souviens d'une sortie sur la Gère avant l'ouverture, où j'ai remonté tout un secteur pour regarder les truites et me remémorer leur forme caractéristique de torpilles, pour mieux les repérer à l'ouverture :-)

Je connais un pêcheur qui a toujours une paire de polas dans sa boite à gants (... salut Jean-Marc!). Utile pour voir les poissons lorsqu'on s'arrête près d'un pont :-) Utile aussi pour conduire dans de mauvaises conditions de visibilité : même si elles ne percent pas le brouillard, les lunettes polarisantes font ressortir les contrastes et permettent de distinguer un grand nombre de détails.

Pour être entièrement sincère, je dois avouer que les polas sont parfois pénibles quand on les porte avec une autre paire de lunettes : c'est lourd, ça glisse, elles se posent de travers, etc. Le problème n'est que partiellement résolu avec des surlunettes, car ce "masque" s'embue assez facilement, surtout lorsque la fraîcheur tombe et que le pêcheur a encore chaud..

Il faudrait que je passe aux lentilles + polas ou carrément aux polarisantes correctrices. J'y songe... En attendant, je supporte le désagrément. C'est une preuve supplémentaire que je ne peux m'en passer.

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Par honnêteté, je dois signaler qu'un moucheur de ma connaissance rejette l'emploi des polarisantes, refusant de voir ce qui se passe sous la surface de l'eau. C'est l'ami Misterhyde, qui explique très bien ses motivations dans Pourquoi je ne pêche qu’en sèche ??.

... ("Though this be madness, yet there is method in it" ("Peut-être est-il fou, du moins est-il logique"), comme dit Polonius dans Hamlet - c'était ma petite minute culturelle et grandement nostalgique.)

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Cela n'a peut-être aucun intérêt, mais à tout hasard voici les références de mes lunettes :

- JMC De Charette, modèle "Kaki" à verres jaunes. Vendu avec des "écrans" latéraux que je n'ai jamais pu utiliser à cause de la place que prennent mes montures. J'ai manqué les perdre deux ou trois fois à cause du cordon qui glissait et que j'ai fini par remplacer. C'était le modèle de base De Charette, mais il n'était pas donné si je me souviens bien.

- Fitovers, surlunettes à verres ambre. Plus foncées que les verrres jaunes, elles sont pourtant lumineuses car les contrastes sont très bien accentués. Un vrai masque, isolant parfaitement de la lumière, et pas trop lourdes.

HerveCassagne 4 avr 2006 à 11:33 (CEST)