Nymphe à vue

Un article de WikiMouche.

Article provisoire : à compléter et améliorer

Sommaire

Introduction

Les adeptes de cette technique considèrent que la pêche à la nymphe est la méthode de pêche à la mouche la plus accomplie et la plus efficace... Les poissons protégés se nourissant environ à 80% sous la surface de l'eau donc on a plus de chance de trouver un poisson qui nymphe plutôt qu'un poisson qui gobe.

Les nymphes artificielles imitent les insectes aquatiques au stade larvaire ou "nymphal". Elles représentent la phase aquatique biologique de la mouche. En pêche à la nymphe, l'essentiel est de figurer la taille de la proie, sa forme et sa couleur pour se rapprocher au maximum de l'insecte imité. Quand on pêche en nymphe, on présente la mouche sous la surface de l'eau, entre deux eaux ou alors juste au dessus du fond. On essayera de calquer le comportement de la nymphe. En eau courante, laisser dériver, ou bien animer de légers mouvements.

Les précurseurs de la pêche en nymphe sont deux anglo-saxons, MM. Skues et Sawyer. Ils ont inventé les premiers modèles de nymphes, qui restent d'actualité, les célèbres skues et phaisant tail...

Technique

La nymphe à vue, parmi les différentes pêches en nymphe, est la technique considérée comme la plus "noble" par les puristes. Elle est aussi probablement la plus excitante car le pêcheur visualise tout et sait précisément quel poisson il pêche (ainsi que sa taille...). Dans cette pêche, qui rappelle par certains côtés la chasse puisque l'on traque un gibier, la discrétion est de rigueur : il faut voir le poisson pour pouvoir le pêcher, or si le pêcheur voit le poisson cela signifie que le poisson peut lui aussi voir le pêcheur !

Apres avoir repéré le poisson et avoir choisi sa nymphe, il faut lancer celle-ci dans la veine d'eau où se nourrit le poisson et en amont de celui-ci, à une distance étudiée pour que la nymphe ait le temps de descendre à la bonne hauteur. Il peut être utile de décaler la nymphe de quelques centimétres par rapport au poisson visé, afin de mieux le voir prendre.

Le moment de la prise de la nymphe par le poisson est souvent difficile à distinguer, car le pêcheur ne voit généralement pas sa nymphe. On est loin de l'évidence d'un gobage ! Les nympheurs se fient donc généralement au comportement du poisson : celui-ci peut marquer un léger écart ou encore ouvrir la gueule - on peut alors voir le blanc de sa bouche pendant une fraction de seconde (les nympheurs parlent de l'"éclair blanc") ou les ouies s'écarter. Il faut alors ferrer sans attendre, en levant légèrement la canne.

NB : une astuce consiste à décaler la nymphe de quelques centimètres lors du 1er posé : il est en effet plus facile de voir si le poisson est intéressé par la nymphe... Il se décale, ce qui facilité d'autant le ferrage. Si le 1er passage n'a amené aucune réaction du poisson, on peut faire un deuxième passage en visant précisément la veine dans laquelle se situe le poisson : le bon moment du ferrage est alors plus difficile à détecter...


Le plus difficile dans cette technique - outre l'approche du poisson - est de proposer une dérive naturelle de la nymphe : c'est le facteur 1er de réussite (beaucoup plus que le choix de la nymphe). Les lancers où le bas de ligne pose en "paquet" sont souvent les meilleurs... Il ne sert à rien d'insister avec une nymphe qui n'a pas donné de résultat lors des 2 premiers passages, le poisson (surtout truite) n'en serait que plus méfiant... De même, entre 2 présentations de nymphe, il ne faut pas hésiter à attendre afin que la méfiance du poisson retombe un peu.

Modèles de nymphe

La nymphe la plus efficace reste la pheasant tail

Sur le web

Un excellent article écrit par un spécialiste de la Haute rivière d'Ain.